Un monde social 2018 sous haute tension !

N’en déplaise à notre nouveau Président, une refondation peut cacher un train de réformes qui s’annonce pour 2018.

Sur le terrain du social sont annoncées:

  1. La réforme de l’assurance chômage
  2. La réforme de la formation professionnelle
  3. La réforme de l’apprentissage

A cela il faudra ajouter la réelle mise en œuvre des ordonnances qui n’ont pas encore été ratifiées. La commission des affaires sociales du Sénat a encore adopté, le 21 décembre,  36 amendements et le texte ne sera examiné en séance publique au Sénat qu’à partir du 23 janvier 2018.

Le texte peut donc évoluer alors que sur le terrain, dans les entreprises les premiers CSE mais aussi les premières ruptures conventionnelles collectives verront le jour. Il s’agit d’une certitude et pas d’une spéculation.

Le 28 décembre 2017, le groupe automobile PSA a annoncé qu’il négocierait avec les syndicats à partir du 9 janvier 2018 un projet de ruptures conventionnelles collectives, rendu possible par la réforme du code du travail.

La réforme de l’assurance chômage seras à n’en pas douters un sujet fort d’irritation entre le monde du dialogue social et le pouvoir politique. Les demandes du gouvernement se fondent sur la base des promesses présidentielles plus que sur tout autre chose.

La prise en charge des indépendants et des démissionnaires avec en regard le contrôle des chômeurs et la sortie des organisations patronales et syndicales du régime provoque plus que de l’incompréhension.

Avec deux congrès confédéraux, ceux de FO et de la CFDT, le monde syndical fera preuve de fermeté parmi les candidats et prétendants. A FO, Jean-Claude Mailly passera la main (à Pascal Pavageau), après avoir été chahuté à la rentrée à la suite de ses appréciations sur les ordonnances.

Coté CFDT c’est plus la relation positionnement – syndicalisation et résultats électoraux qui jouerale rôle de boussole (Boussole politique et financière).

C’est d’ailleurs ce qui préoccupe également la CGT dont le canard enchainé a révélé les difficultés.

Au niveau du MEDEF on notera également que la succession de Pierre Gattaz est ouverte ….et a tourné, fin 2017, à l’imbroglio politique et statutaire.

Ce n’est une sitiuation simple d’autant plus que les fédérations patronales, a peine débarassées des questions de représentativité, ont un agenda social chargé :

  • Maintenance des clauses de vérouillages
  • Référentiels pénibilité
  • Regroupement des conventions collectives
  • Etc…

Les fédérations patronales seront également très sensibles aux réformes sur la formation et l’apprentissage (en forte implication politique et parfois financière) au point de forcer à des déclarations musclées du MEDEF.

L’année 2018 pourrait donc bien être une année de tensions fortes. Pour autant, la partie n’est pas encore jouée.

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